PIERRE PERRET

lundi 15 septembre 2008
par  dominique
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Pierre Perret né le 9 juillet 1934 à Castelsarrasin, est un auteur-compositeur-interprète français. Il réside en Ile de France, dans la commune de Nangis (Seine-et-Marne).

Auteur maîtrisant les subtilités de la langue française et de l’argot (il a réécrit les fables de La Fontaine), ses chansons posent des questions sur un ton enfantin et apparemment naïf, avec un sourire malicieux mais toujours pertinent. Son répertoire, composé de chansons enfantines, comiques, grivoises légères ou engagées, navigue entre humour et tendresse. Pierre Perret, légende de la chanson française, est parfois considéré comme un poète à part entière.

Ses parents Maurice et Claudia tiennent un café, « Le Café du Pont », dans lequel il passe une grande partie de son enfance, apprenant par là même de nombreux mots d’argot et des langages de métiers.

À 14 ans, il intègre le conservatoire de musique de Toulouse et s’inscrit aussi au conservatoire d’art dramatique. Il obtiendra un prix de saxophone. Parallèlement, il monte son premier petit orchestre de quatre musiciens à son propre nom et pendant quelques années, ils tournent dans toute la région de bals en fêtes familiales.

En 1953 il effectue son service militaire. Il passe par le conservatoire de Paris et visite souvent l’écrivain Paul Léautaud. En 1956, on le retrouve en train d’accompagner à la guitare la jeune chanteuse Françoise Marin dans le cabaret La Colombe. Un soir, les clients partis, il montre ses premières chansons à Michel Valette, le patron du lieu. Il lui chante alors Adèle, Qu’elle était jolie, … Mais trop timide, il refuse la proposition de celui-ci de l’engager pour chanter. Malgré celà, le lendemain, après le tour de chant de Françoise Marin, Michel Valette lui force la main en l’annonçant par surprise aux clients de La Colombe et après s’être fait prier dans une ambiance bon enfant, il finit par accepter. Il remporte un vif succès qui le met en confiance et l’incite à accepter son premier engagement de chanteur. C’était à La Colombe.

En 1957, il habite avec Françoise Marin devenue Françoise Lô qui joue aux Trois Baudets, Pierre l’accompagnant à la guitare. Un soir, il chante quelques-unes de ses propres chansons et est remarqué par Boris Vian, Jacques Canetti et surtout par l’agent Émile Hebey. Celui ci le présente à Eddie Barclay avec lequel il signe un contrat d’enregistrement. C’est dans les bureaux des disques Barclay qu’il fera la connaissance de Simone Mazaltarim qui deviendra sa femme et qu’il rebaptisera Rébecca. Son premier 45 tours, Moi j’attends Adèle sort cette année là et il devient père de jumeaux.

En 1958, Pierre continue la tournée des cabarets parisiens et sillonne les routes de France et d’Afrique en première partie du groupe américain les Platters. En novembre, une pleurésie l’oblige à séjourner presque deux ans dans un sanatorium. Il reçoit alors le soutien du métier.

En 1960 sort le Bonheur conjugal, son premier 25 cm. Mais les ventes ne sont pas suffisantes et Barclay met fin à son contrat. Il signe alors chez Vogue et Lucien Morisse devient son agent artistique. En 1963, Pierre Perret connaît son premier succès avec la chanson Le Tord Boyaux (100.000 ex.). Il enchaîne alors les succès et fait son premier Olympia fin 1966.

En 1969, il joue dans le film Les Patates de Claude Autant-Lara avec Jacques Balutin, Rufus, Henri Virlojeux, Bérangère Dautin, Christine Aurel, dont il signe la musique du film. Il joue également dans un western comique de Jean Girault Le Juge avec Robert Hossein en 1970.

Il connaît son plus gros succès en 1974 avec le Zizi (5 millions d’ex.). Il se met petit à petit à écrire des textes plus graves. Sa chanson Lily, écrite en 1977 deviendra un classique des chansons anti-racistes. Il écrit également sur la famine (Riz pilé), l’écologie (Vert de Colère), la guerre (La petite kurde), le tabac (Mourir du Tabac), l’avortement (Elle attend son petit) ou la remontée du fascisme (La Bête est revenue). Sortie en 1998, cette chanson contre le Front national lui valut de nombreuses lettres d’insultes. Suite à l’album du même nom, il fit une tournée, passant notamment au Festival des Vieilles Charrues où il jouera devant 60.000 personnes.

En 2003, il collabore avec le groupe les Ogres de Barback pour son album Çui la. Il revient à des arrangements évoquant la variété des années 70 pour son album suivant, Mélangez-vous qui sort en 2006. Ses ventes n’atteignent plus les records d’autrefois maisil gagne toutefois le titre de « classique de la chanson française ».

Il est également devenu en 2003 un auteur à succès après avoir publié son dictionnaire « Le parler des métiers » .

En 2006, il est invité par le président de l’Assemblée nationale Jean-Louis Debré, à quelques jours de la reprise de la discussion du projet de loi sur les droits d’auteur, il a plaidé contre la licence globale : « C’est comme si l’on rentrait dans une boulangerie et que l’on raflait tout sans payer ».

Il participe au Comité d’Orientation pour la Simplification du Langage Administratif (COSLA).

Le ton principal des chansons de Perret est un ton enjoué, typique du music-hall. Certaines appartiennent également à la tradition de chansons paillardes, où on parle de la sexualité de façon indirecte et gaie. Par exemple « Le Zizi » raconte un cours d’éducation sexuelle à l’école primaire.

Son œuvre :
Discographie partielle
1957 : Moi j’attends Adèle
1960 : Le bonheur conjugal
1963 : Le Tord Boyaux
1964 : noel avant terme
1967 : Tonton Cristobal
1971 : La cage aux oiseaux
1973 : Le plombier
1974 : Le zizi
1976 : Celui d’Alice
1977 : Lily
1979 : Mon p’tit Loup
1981 : C’est l’printemps
1983 : Comment c’est la Chine ?
1986 : Irène
1989 : Le « riz amer » africain
1992 : Bercy Madeleine
1996 : Chansons éroticocoquines
1997 : Casino de Paris
1998 : Humour toujours (compilation)
1998 : La bête est revenue
1998 : Tendrement vôtre (compilation)
2002 : Çui-là
2003 : Du rire aux larmes (compilation)
2006 : Mélangez-vous

Quelques chansons
1963 : Le tord boyaux, La corrida, Pépé la jactance
1966 : Les Jolies Colonies de vacances, Le cul de Lucette
1967 : Tonton Cristobal, Marcel, Mimi la douce, Blanche, Les postières
1968 : Cuisses de mouche, Non, j’irai pas chez ma tante, Les baisers
1969 : Tondeur d’œuf
1970 : Fillette le bonheur c’est toujours pour demain
1971 : Dépêche-toi mon amour, La cage aux oiseaux, La grande ourse, Ma femme, Olga, Le plombier
1974 : À poil, Le Zizi, L’infidèle, Ma p’tite Julia
1975 : Vaisselle cassée
1976 : Ma nouvelle adresse, Je suis de Castelsarrasin
1977 : Lily, Au Café du Canal
1979 : Estelle, L’hôpital, Mon p’tit loup
1981 : Y’a cinquante gosses dans l’escalier
1986 : Nos amies les bêtes
1989 : Riz pilé
1992 : Bercy Madeleine, La petite Kurde
1998 : La bête est revenue
2003 : Çui là, La Vivouza
2006 : Mélangez-vous, Malika

Ses livres
1985 : Le petit Perret illustré par l’exemple (dictionnaire de l’argot)
1991 : Le petit Perret des Fables (Tome1:19xx ?-T2:1991-T3:1992)
1992 : Laissez chanter le petit (biographie)
1993 : Les grandes pointures de l’histoire
1994 : Le petit Perret gourmand (cuisine)
1996 : La cuisine de ma femme
1997 : Les Pensées (Le cherche midi éditeur (& J’ai LU (poche))
2000 : Anthologie de la poésie érotique
2002 : Larousse Insolite (dictionnaire en images)
2003 : Le parler des métiers (vocabulaire de 145 professions)
2005 : Le café du Pont (biographie)


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